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La musique a toujours joué un rôle central dans l’art du réalisateur Werner Herzog. Elle n’a jamais été un “plus“, mais a toujours fait partie intégrante de toutes ses créations, films de fiction ou documentaires. En 2004, Wener Herzog est à la recherche de musiques particulières pour ses films “The White Diamond”, un documentaire sur l’expédition de G. Dorrington à bord d’un aérostat survolant les cascades gigantesques de Kaieteur, en Guyanne, et “The Wild Blue Yonder”, une docu-fiction autour d’une planète “exceptionnelle”, une “fable de l’espace”, tournée en dessous de la couche de glace de l’Antarctique. Il se rend à Munich pour rencontrer Stephan Winter, qui lui fait découvrir l’oeuvre d’Ernst Reijseger. Werner Herzog a trouvé ce qu’il cherche : “ Je veux utiliser l’image et le son d’une manière qui n’a jamais encore été expérimenté”. Il confie ainsi la composition de la musique originale de ses deux films à l’étonnant Ernst Reijseger, qui va réunir autour de lui le chanteur sénégalais Mola Sylla et le choeur polyphonique sarde Tenores de Orosei, avec qui il a déjà enregistré deux de ses albums précédents, respectivement “Janna“ et “Colla Voche“. ERNST REIJSEGER Ernst Reijseger (né à Bussum aux Pays Bas en 1954) commence à jouer du violoncelle à l’âge de 8 ans. Dès le début des années 70, il s’investit dans la musique improvisée, jouant avec Sean Bergin, Martin van Duynhoven, Derek Bailey, Michael Moore, Alan Purves, et Franky Douglas. Il est membre depuis très longtemps du Theo Loevendie Consort, du Guus Janssen Septet et de l’Amsterdam String Trio. En 1985 il reçoit le plus grand prix hollandais de jazz, le prix Boy Edgar « parce qu’il est un innovateur incontournable du monde de la musique improvisée… Ernst Reijseger joue du violoncelle avec une maîtrise rarement égalée et utilise son talent avec enthousiasme pour développer encore la musique improvisée… L’humour de ses orientations musicales inattendues et l’usage original et non-conventionnel qu’il fait de son instrument aident à rendre accessible sa musique ». Il joue avec le ICP orchestra de Misha Mengelberg, le Gerry Hemingway Quintet, et le Trio Clusone (avec Michael Moore et Han Bennink). Ernst Reijseger est fréquemment en déplacement à l’étranger pour des performances de soliste ou dans le cadre de collaborations internationales avec des artistes comme Louis Sclavis, Trilok Gurtu, et Yo-Yo Ma. Un documentaire sur Ernst Reijseger a été fait et diffusé sur PBS en 1994. En 1995 le Trio Clusone fait une importante tournée en Australie, en Chine et au Vietnam, en plus de leurs régulières performances dans les grands festivals de jazz d’Europe. La même année, Ernst Reijseger reçoit le prix très convoité au North Sea Jazz Festival. Ernst Reijseger joue régulièrement avec de nombreux musiciens de renom, tout en trouvant le temps de donner des cours de violoncelle aux enfants et de faire des concerts en solo. MOLA SYLLA Mola Sylla vit à Amsterdam depuis son arrivée de Dakar en 1987. Il joue du piano à pouce et de la flûte. Il chante principalement en wolof, la langue du Sénégal qui a survécu aux côtés du français et qui est parlée par 90% des Sénégalais. Mola Sylla raconte dans ses chansons la prise de l’ancienne capitale Ndar, la solitude en Europe, les certitudes et le deuil, l’histoire du petit fils du Prophète Mohammed et l’attente vaine des Sénégalais que les étrangers tiennent parole. Il s’intéresse à l’histoire de son pays, aux fraternités musulmanes et aux figures historiques telles que Cheikh Achmadou Bamba dont la force spirituelle s’est développée durant son exil forcé. CUNCORDU E TENORE DE OROSEI Cuncordu e Tenore de Orosei Le chant sarde constitue l’une des expressions polyphoniques les plus populaires de la Méditerranée. Omniprésent, il peuple la liturgie autant qu’il rythme les fêtes paysannes, aux frontières du profane et du sacré. CUNCORDU e TENORE de OROSEI est reconnu comme l’un des groupes les plus représentatifs de cet art vocal sarde car il est le seul à exceller à la fois dans le chant sacré et dans le chant profane a tenore, qui s’exprime par une voix de gorge tendue donnant un cachet vibrant aux deux parties d’harmonie : contre-chant et basse. Depuis 1999, leurs voix s’unissent aux mélopées du talentueux violoncelliste hollandais Ernst Reijseger et du percussionniste écossais Alan Purves autour du projet “Colla Voche” (Winter&Winter). |